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Nous avons retrouvé Lucie Azard (Star Ac 7)Participante de la « Star Academy 7 » remportée par Quentin Mosimann , Lucie Azard est un drôle d’oiseau et une vraie battante. En révélant qu’elle souffrait d’une tumeur au cerveau dès sa sortie de l’émission, on donnait peu de chances à la suite de sa carrière musicale. Et pourtant… Après quatre mois d’un traitement douloureux mais efficace, la « petite rockeuse de la Star Ac’ », comme elle se fait encore appeler, se remet à fond dans la musique. Naît un premier single, « Donne-moi tes je t’aime », puis un album qui ne devrait pas tarder à sortir. Guérie, elle a aujourd’hui une vraie soif de vie et de revanche.
Public.fr : Que deviens-tu ?
Lucie Azard : Après une tournée toute seule cet été avec la Française des Jeux où j’ai pu présenter mes titres, je m attaque à un album pop-rock, ce qui est dur en France. Je me suis lancée le défi de faire cette musique. C’est du gros boulot ! Le single « Donne-moi tes je t’aime » est sorti sur Internet, il marche plutôt bien. On va essayer de faire en sorte que l’album marche autant…
Public.fr : Généralement, les artistes galèrent pas mal après la « Star Academy », ça ne t’effraie pas ?
Lucie Azard : Oui, on pourrait dire que je ne suis pas crédible parce que j’ai fait la « Star Ac’ ». C’est vrai, c’est beaucoup critiqué. Mais ce n’est pas parce que j’ai fait la « Star Ac’ » que je ne sais pas chanter, que je n ai pas de goûts musicaux… Non, c’est un tremplin comme un autre. Il faut savoir se créer un univers. J’ai trouvé le mien, c’est très pop-rock !
Public.fr : Le rock en France, et encore plus à la « Star Ac’ », n’est pas un combat facile…
Lucie Azard : C’est vrai qu’aucun rockeur ne l’a gagnée… Ils ont fait gagné Monsieur Tecktonik, Madame Variétoche, mais jamais de rockeurs… Ça serait bien que ça arrive un jour, n’est-ce pas TF1 !?
Public.fr : Que retiens-tu de cette expérience ?
Lucie Azard : Je ne me suis pas fait griller dans l’émission, j’ai su rester moi-même, franche, et sympa. Quand les gens me voient dans la rue, ils me disent : « Ah ! ça, c’est Lucie, la petite rockeuse de la Star Ac’… », c’est donc plutôt positif. J’espère juste pouvoir petit à petit retirer le « de la Star Ac’ »… Quant à l’émission, le must, ce sont les primes : on acquiert vraiment de l’expérience. Au niveau de la caméra, de la confiance, de l’envers du décor… Tout ça forge beaucoup. En revanche, le côté voyeur m’a dérangée, c’est un peu malsain, mais bon, j’ai signé pour… Je ne regrette vraiment pas en tout cas !
Public.fr : Il y a sept mois, tu te faisais opérer d’une tumeur au cerveau. Comment vas-tu aujourd’hui ?
Lucie Azard : Tout va très bien pour moi, je suis en bonne santé. Ça reste un mauvais souvenir que je suis en train d’oublier. C’est un combat que j’ai gagné, j’attends d’en gagner d’autres. La vie, c’est une succession de batailles que j’attends de gagner. Je suis contrôlée tous les mois pour voir si tout va bien, c’est obligatoire après ce que j’ai eu. Je dois aller à l’hôpital une fois par mois, ça me fait plaisir de revoir les médecins (rires), le reste, c’est du passé !
Public.fr : Qu’est-ce que ça t’a appris ?
Lucie Azard : Ça fait beaucoup réfléchir… ça m’a forgée. Ça fait réaliser plein de choses… Je me suis prise une grosse claque, j’ai dû arrêter de chanter pendant quatre mois. C’est dur quand tu ne veux faire que ça… Ça a été une grosse remise en question, ça m’a donné envie d’aller plus loin. Si je suis bien entourée aujourd’hui, c’est que je m’en suis vraiment donné les moyens.
Public.fr : La prod a-t-elle suivi l’évolution de ta santé ?
Lucie Azard : Oui, toujours. J’ai eu beaucoup de nouvelles de la production. Ils sont tous sympas, même si je ne travaille plus du tout avec eux. On prend toujours des nouvelles de moi, ça fait plaisir.
Public.fr : Pour revenir à la musique : quand on t’entend chanter, on ne se doute pas de ton âge, 18 ans !
Lucie Azard : On me dit souvent que j’ai une voix assez mûre pour mon âge… Que je chante sur une table, dans mon jardin ou sur scène, c’est avec mes tripes. Les gens le ressentent.
Public.fr : Et les études dans tout ça ?
Lucie Azard : Quand j’ai fait la « Star Ac’ », j’ai dû arrêter mes études. Je me suis dit que les études, ça se rattrapait, mais pas la « Star Ac’ »… Aujourd’hui, je prends des cours par correspondance. Je prends mon temps mais j’aurai mon bac, j’ai le niveau 1ère L. Mais j’ai saisi ma chance dans la musique : c’est ma passion et j’ai l’équipe pour en faire mon métier. Je sais que c’est dur. Si c’est une cause perdue, ce n’est pas grave, il y a plein de choses à faire dans la musique, comme prof de chant. Mais il faut y croire quand même…
Public.fr : Tu as regardé la « Star Academy 8 » ?
Lucie Azard : Non, je n’ai pas suivi du tout. Je suis trop nostalgique de ce que j’y ai vécu pour voir d’autres personnes y participer. Je ne sais absolument pas qui est dedans…
Public.fr : Heureuse en musique, donc, et… en amour ?
Lucie Azard : Je suis célibataire pour l’instant, ce n’est pas mon trip, j’ai d’autres choses à faire. Comme dit Jenifer : « J’attends l’amour » ! (rires)
Propos recueillis par Sébastien Olland
Clara Morgane - Interview Exclusive Yahoo!
par yahoo_music_france
Keane revient avec sa pop dansante et débridée !
Deux ans après "Under The Iron Sea", Keane est de retour avec "Perfect Symmetry". Après le passage des Anglais en France, le bassiste Tim Rice-Oxley, tête pensante du groupe et son principal compositeur, s'exprime dans une interview accordée à la rédaction.
Pourquoi avoir choisi le titre "Perfect Symmetry" ?
L'album parle de cette sorte de division entre ce que nous essayons d'être en tant qu'humains et ce que nous sommes réellement. Il parle de cette symétrie ou plutôt de ce manque de symétrie entre le rêve et la réalité. Nous avons exploré ce thème de différentes manières sur cet album. Ce sont des choses intimement liées. L'esprit du disque est d'essayer de rapprocher un peu plus le rêve de la réalité.
Comment s'est passé l'enregistrement ?
C'était vraiment très fun à faire, nous sommes allés dans différents pays, nous avions énormément d'idées. Je me rappelle avoir écrit la majorité des chansons aux Etats-Unis aux alentours du milieu de l'année dernière, puis nous avons finalisé les titres en Angleterre après la tournée. Nous sommes passés par Paris en février ou mars pour enregistrer quelques morceaux comme "Black Burning Heart" avec Jon Brion, qui est un très grand producteur. On a vraiment passé du bon temps. Nous sommes allés à Berlin, qui est un endroit fantastique. Nous y avons fait du bon travail. Ensuite, nous sommes partis en Grande-Bretagne puis à Los Angeles pour y terminer l'album. C'était vraiment des moments incroyables et terriblement enthousiasmants.
Comment expliques-tu ces changements de style avec une pop plus dansante et des influences new wave ?
Nous n'avons pas eu forcément l'intention de puiser dans ce genre d'influences, comme la new wave par exemple. Cela vient peut-être du fait d'avoir travaillé à Berlin ou Paris, qui sait ? C'est définitivement un album plus dansant. Nous nous sommes fait plaisir. Bien souvent la musique britannique est trop sérieuse et plate rythmiquement. J'étais vraiment enthousiaste à l'idée de faire un album qui allait susciter autant l'envie de bouger et également plus fun à jouer en live. Les paroles sont par ailleurs, il est vrai, plus légères, nous abordons des sujets moins profonds et sérieux que par le passé. Il y a plus d'espoir dans ce disque, il est moins sombre et témoigne d'un plus grand optimisme envers la nature humaine. En ce qui concerne les fans, l'accueil a été bon, même si cela fait toujours un peu peur de se lancer dans un style différent. Mais je pense que les gens avaient envie d'un son plus frais, nouveau. Je suis fier d'avoir pu amener le public dans cette nouvelle aventure avec nous.
Pourquoi as-tu décidé d'ajouter de nouveaux instruments, comme la guitare sur ce disque ?
Il n'y pas vraiment de méthode ni de raison à tout cela. Nous faisons ce qui nous inspire au moment venu. En fait nous avons commencé en tant que groupe dans lequel la guitare était très présente, puis nous avons évolué vers ce son aux arrangements poussés, seulement au piano. Nous ne voulions plus nous limiter de la sorte. Sur le deuxième album, on a essayé de faire de nouvelles choses. On ne pouvait pas pousser le piano plus loin que nous l'avions fait, au niveau rythmique notamment, sur "Under The Iron Sea". Et cette fois, nous avons voulu proposer de nouveaux sons. De la même manière, c'est plus dansant, plus excitant. Le disque est plus coloré, avec plus de nuances. On y ajouté du saxophone, des percussions africaines, des synthétiseurs analogiques... On souhaitait surtout se faire plaisir, voir quelles influences on pouvait brasser pour arriver à un résultat satisfaisant. C'était vraiment intéressant d'explorer de nouvelles choses.
Comment s'est fait le choix des thèmes de l'album ?
En général, j'écris ce qui me passe par la tête (rires). Je laisse un peu mon subconscient parler, tout me vient quand je joue et compose, une phrase déboule sur une mélodie... Le plus est d'essayer d'articuler tout cela d'une manière cohérente, compréhensible, de faire passer un message important dans deux / trois phrases d'une chanson pop, sans que cela paraisse trop léger. J'ai beaucoup travaillé sur les paroles de l'album et j'en suis plutôt fier.
Peux-tu nous parler du clip de "The Lovers Are Loosing" ?
Il y a un côté très abstrait avec cette chanson. On sent un grand danger arriver mais qui est latent, mêlé à un aspect romantique laissant croire que l'humanité vit en paix alors que ce n'est pas le cas, elle préfère se détruire que s'entraider. Dans le clip, on voit des personnages apparaissant comme des ennemis de Tom, il fuit quelque chose, un danger sans trop savoir ce dont il s'agit. J'aime beaucoup cet aspect mystérieux et un peu intemporel de la chanson.
Pourquoi as-tu choisi d'inclure une phrase en français dans le titre "Black Burning Heart " ?
Nous avons enregistré "Black Burning Heart" à Paris. C'était une des premières chansons de l'album. Nous y sommes restés deux semaines. Il y avait un type qui bossait au studio, Anaël, un des ingénieurs, avec qui nous avons sympathisé. Il y avait ce passage dans la chanson où rien ne se passait. Je ne sais pas pourquoi je me suis dit : "ce serait bien d'entendre quelqu'un parler français à ce moment-là". Un peu comme on le faisait dans les années 1960 ou 1980. Je me suis inspiré de tout cela sans savoir de quoi réellement. C'est le genre de chose que l'on considère comme totalement déplacée en Grande-Bretagne, de parler dans une autre langue sur son album. J'aime l'idée de me lancer dans quelque chose que personne n'approuverait ou ne ferait. Artistiquement cela convenait bien, nous étions à Paris et la chanson s'imprégnait de l'atmosphère de la ville. Nous avons donc demandé à Anaël de traduire la première phrase de la chanson, de parler et cela complétait très bien la chansonKenza Farah ouvre de nouveau son coeur
Déterminée et rassembleuse, la Marseillaise Kenza Farah donne une suite à son album "Authentik" en sortant "Avec le coeur". Elle se confie dans une interview courte et directe.
Comment te sens-tu à l'occasion de la sortie de ce deuxième album ?
J'ai un petit peu peur, je suis stressée mais j'ai également hâte de découvrir mon album avec mon public. C'est de la bonne pression avec l'envie de bien faire et de ne pas décevoir, un peu comme avant de monter sur scène.
Pourquoi ce choix de proposer un double-album ?
Dès la sortie du premier album, j'ai continué à écrire, car j'écris beaucoup. Pas forcément dans l'optique d'un album mais car j'ai besoin de ça pour vivre. A la fin de la tournée, en feuilletant mon cahier, je me suis rendu compte que j'avais de quoi faire un autre album. On est alors entré en studio, cela s'est fait très naturellement, cela me permet de dévoiler mes émotions, de grandir en même temps que mon public. On a commencé cet été puis cela s'est poursuivi jusqu'à tout récemment. C'est vrai que, arrivé à la fin de l'album, on ne savait pas quels morceaux garder ou enlever car ils avaient tous leur place. On a dû quand même en sacrifier quelques-uns. Au final, n'arrivant pas à se décider, on a gardé 22 titres. C'est beaucoup pour un seul album, cela peut paraître chargé, le public peut se lasser. A la dernière minute, on a décidé de faire un double-album.
On sent que les thèmes de la solidarité et du rassemblement te sont chers...
Avant tout cela fait partie de ma mentalité : je suis assez combattive, j'aime bien aussi rassembler. Je pense que l'unité est très importante, l'union fait la force comme on dit. Cela ressort pas mal dans mon album et c'est une partie de mes traits de caractère et de ma manière d'être et d'avancer.
Comment est né le single "Au coeur de la rue" ?
Je l'ai écrite à la fin de la tournée, j'avais vu le coeur de la France, beaucoup de visages différents. C'est pour cela que j'ai eu l'idée de ce morceau pour rendre un hommage et représenter les différents arts urbains aussi bien le chant, la danse que le graff. Mais en dehors de tout ça, tout ce qui fait la rue : les enfants, les petites filles, les papys, les mamies... Tous ces gens que l'on côtoie et qui font vivre la rue.
On entend quelques instrumentations andalouses sur ce disque...
C'est vrai que j'avais déjà commencé sur le premier album à mettre quelques touches de musiques andalouses. J'ai voulu un peu plus l'accentuer sur celui-ci. Cela se rapproche un peu de la musique orientale, c'est un son qui me parle. Je voulais vraiment que ce soit un album musical malgré mes références R&B et rap. C'est pour cela que j'ai choisi cette direction car ça me plaît beaucoup.
Qui retrouve-t-on au niveau des collaborations ?
Déjà Psy 4 de la Rime, c'est un featuring qui me tenait à coeur. On se connaît tous mais on n'avait pas eu l'occasion de collaborer ensemble jusque-là. Il y aussi Roldan du groupe Orishas, ils ont un univers latino, c'est un peu Cuba, j'aime énormément. Je suis allée sur un terrain qui je ne connaissais pas et cela s'est très bien passé. J'ai collaboré avec Busy Signal, c'est un Jamaïcain, j'ai de suite accroché. J'ai eu la chance de faire un morceau avec et comme j'aime beaucoup Bob Marley, Lauryn Hill... Je me suis découverte sur un style plus reggae-ragga. Nina Sky également, deux soeurs nées dans le Queens à New York, d'origine portoricaine, c'est un peu plus club tout en restant urbain. Tous ces featurings ont été un bel exercice pour moi.
Comment juges-tu le R&B féminin actuel ?
Je sais quelles sont les difficultés et qu'il faut du courage pour monter sur scène et se retrouver face au public. Les enregistrements, c'est vraiment dur et je respecte énormément le travail des autres.
La scène, c'est pour bientôt ?
Il y a une tournée qui est prévue dans toute la France et au Maghreb, entre autres, début 2009. J'ai hâte de retourner sur scène pour défendre cet album. Le Zénith aussi, qui est prévu en mars, est une date importante. J'ai vraiment hâte de pouvoir aller sur scène.
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